Le beau chemin
Comme dit lors de la précédente newsletter un chapitre du livre « Le beau chemin » sera publié dans chaque newsletter hebdomadaire de "lamaisondelautonomie.com". On peut se procurer le livre en nous contactant.
Vous trouverez dans "Lire la suite" l’extrait du deuxième chapitre.
Le lendemain, en début d’après-midi, alors qu’ils s’apprêtaient à monter dans la voiture pour se rendre au club de foot, l’enfant interpella sa maman :
« Il est où Papy, dis ? ».
Interloquée, elle répondit :
« Voyons mon chéri, tu sais bien que Papy est parti au ciel.
– Et Mamie ?
– Elle est avec Papy ! ».
La voiture roulait doucement sur cette route de campagne. Le ciel gris et bas était menaçant.
« Oui mais pourquoi Anatole, il a encore son grand-père et sa grandmère ? ».
Elle observa alors dans le rétroviseur son expression et ne sut que répondre.
Toujours songeur et d’une lenteur inhabituelle, il descendit de la voiture et chemina vers le terrain en effectuant un vague signe de la main en guise d’au revoir. Sa mère, perplexe, resta un instant à le regarder s’éloigner avant de repartir.
Anatole se précipita vers Joffrey :
« Dimanche c’est mon anniversaire ! Ma mère va faire un grand goûter pour mes neuf ans, tu viendras ?
– Oui mais il faut que je demande la permission à mes parents. Y’aura Isabelle ? ».
Comptant sur ses doigts, il énuméra :
« Isabelle, Virginie, Nicolas, Thibault, toi, Luc, Mathieu, Nathalie ma grande soeur, et puis… j’sais plus ! Ah ! oui, mes grands-parents et mon autre grand-mère !
– Ah bon ! T’as une autre grand-mère ?
– Ben oui. Pourquoi ? Pas toi ?
– Non. Moi j’ai personne ».
Lorsque, à l’heure prévue, Stéphanie vint le chercher, elle remarqua d’emblée son regard qui semblait être loin… ailleurs. Elle interrogea le gamin avec des phrases banales qui cachaient sa perplexité :
« Comment était le match ? Tu t’es bien amusé ? Tu n’as pas l’air content ?
– Si, c’était bien, répondit-il laconiquement, peu soucieux de poursuivre la conversation au-delà du strict nécessaire.
– On ne dirait pas ».
Une question, à laquelle elle ne s’attendait pas, la surprit :
« J’suis obligé d’aller à l’école demain ?
– Evidemment. Que t’arrive-t-il ?
– Rien. C’est quand les vacances ?
– La Toussaint, c’est dans une semaine.
– J’vais rester ici ?
– Oui. Tu sais, nous avons déjà fait un beau voyage cet été en Espagne !
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