Ile de la Réunion – Timide rapprochement entre le conseil général et les ex-salariés de l’Arast

CLICANOO.COM | Publié le 16 janvier 2010

Pour la première fois depuis une semaine, une délégation de l’Arast a discuté, hier, avec des élus du conseil général. Mais en l’absence de Nassimah Dindar, partie à Paris, chacun campe sur ses positions.

La contre-attaque du Département. Silencieux depuis plusieurs jours, le conseil général est sorti de son mutisme, hier, pour une très longue conférence de presse. En l’absence de Nassimah Dindar, partie jeudi soir à Paris, pour essayer de rencontrer Nicolas Sarkozy et discuter avec les avocats de sa collectivité, c’est Ibrahim Dindar, qui a souhaité recadrer le dossier. L’élu est notamment revenu sur l’accusation du préfet qui a rappelé cette semaine, dans une correspondance de la présidente du Département, qu’elle appelait à créer un GIP plus d’un mois avant la liquidation de l’Arast.

"Nous en avons gros sur le cœur d’être chahuté sur un dossier où nous ne sommes pas responsables. Nous pressentions effectivement qu’il y avait 9,5 chances sur 10 que l’Arast soit liquidée. Nous voulions anticiper. Alors, on a écrit au préfet", a expliqué Ibrahim Dindar jugeant que l’accusation d’avoir organisé la mort de l’Arast "relève du fantasme". "C’est du même registre que les deux tours (ndlr, du World trade center) dynamitée par la CIA", a-t-il ajouté.

Les pistes de sortie proposées. Dès lundi, le Département organisera une commission permanente afin de faire voter par les élus un budget d’un million d’euros autorisant à verser, via la Caf, l’aide d’urgence de 1 000 euros annoncée la semaine dernière. Le personnel recevra ainsi dans la semaine l’aide du Département et le mois d’indemnisation promis par l’AGS. Ibrahim Dindar a présenté, hier, plusieurs associations ou entreprises qui pourraient réembaucher du personnel. En tête de celles-ci, Proxim’services, annonce être capable de reprendre 150 personnes en CDD puis en CDI dans six mois. La société Korbey d’Or affirme l’embauche d’une centaine de personnes en CDI d’ici la fin du mois. Ces deux structures reprennent le personnel avec une ancienneté de 1 à 2 ans quelle que soit leur expérience réelle, au grand dam de l’intersyndical. Enfin, le conseil général a présenté le GIHP. Cette association de transport de handicapés, dont l’offre de reprise n’a pas été acceptée par le tribunal, va déposer ces jours-ci une demande d’agrément pour réaliser de l’aide à domicile. Si son projet voit le jour, le GIHP affirme être en mesure d’embaucher environ 350 personnes dans le courant de l’année. Les autres personnels de l’Arast, pourraient également retrouver une activité dont 30 à 40% des 135 TISF, spécialisés dans la dynamisation des quartiers.

suite et source