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JOURNEE MONDIALE SUR LA PREVENTION DES MALTRAITANCES ENVERS LES PERSONNES FRAGILES
ET VULNERABLES
15 Juin 2010
Organisée par ALMA France (allo maltraitance) en
coopération avec le Laboratoire d’Ethique de L’université René Descartes, l’AFBAH,
la FNG, la SFGG, la Solres
15 juin 2010
Horaire : 17h30 -20h00
Lieu : Amphitheatre Giroux
45 rue des Saints Pères 75006 Paris
« Maltraitances :
chacun peut être concerné »
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Abus, violences ou négligences ne
concernent pas que les autres. Chacun peut devenir témoin, victime, voire
auteur involontaire. Prendre conscience des situations où la maltraitance peut
survenir, veiller au respect d’autrui en particulier si des déficiences le
fragilisent assurent la meilleure
prévention.
Programme :
Introduction du débat
Pr Christian Hervé (Laboratoire
d’Ethique de Paris V)
–
Universalité du risque et sa gradation
Pr Robert Moulias (ALMA France)
Chacun peut être au risque dans
la mesure où il dépend d’autrui pour sa vie quotidienne. Ne pouvoir s’exprimer
potentialise tous les risques. La dépendance expose à la malveillance (l’occasion fait le larron),
à la violence, (plus facile envers le plus faible) et à la négligence : on
ne reconnaît pas le besoin, on ignore la bonne réponse, on n’a pas les moyens.
– Rôle et responsabilité du témoin
Pr Veron (Université Paris XIII)
S’il suspecte une maltraitance,
intentionnelle ou non, le témoin a un
devoir de signalement. Comment doit il le faire, quels sont les risques du
silence et ceux de l’action ; comment protéger le témoin ?
–
Le médecin face à la maltraitance
Pr Olivier Rodat (Université de Nantes)
Le médecin peut être témoin et doit concilier l’obligation de
signalement et celle de secret. Il peut être acteur par intention ou surtout par
inconscience, ignorance ou impossibilité de faire
– L’auteur de
maltraitances : un personnage bien banal
Michèle Myslinski (Université P.
Mendès France, Grenoble)
Une minorité agit
par malveillance (l’occasion). Une place à part doit être faite au pervers
qui profite de la faiblesse d’autrui, cache son jeu et ne relève que de la
sanction. La majorité des auteurs se
voit bientraitante, est inconsciente du caractère maltraitant de sa négligence,
voire de sa négligence elle même, ou ignore
ce qu’il faudrait faire. Tout ce qui relève de la négligence est
susceptible de prévention, ne fut ce que par prise de conscience : on
cherche alors à savoir.
– Gériatrie et Bientraitance
Jean-Pierre Aquino ( Président de
la SFGG) (ou Geneviève Ruault)
La bientraitance n’est ni le symétrique positif de la maltraitance,
ni un ensemble de recettes infaillibles, ni
un « état construit » à l’aune duquel les écarts pourraient
être mesurés. Donner du sens aux pratiques professionnelles, valoriser le soin
relationnel et pour cela, faire converger les convictions de chacun vers une
vision commune de la bientraitance. Tel est l’objectif de l’outil bientraitance
élaboré par la Société Française de
Gériatrie et Gérontologie (SFGG).
– Conclusion
Genevieve Laroque (Fondation Nationale
de Gérontologie)
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