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2010 :
Villa family – parfum de scandale en Creuse

Source et
extrait du site internet www.famidac.fr

France 3 Limousin et "La Montagne",
28/07/2010

Villa family : parfum de
scandale en Creuse

France 3 Limousin

Plusieurs communes sont accablées de dettes après des
constructions immobilières.

Le concept "Villa family" est simple. Il
s’agit de faire cohabiter une famille avec une ou plusieurs personnes âgées.
Les loyers sont modérés à condition que la famille s’occupe de ces aînés.

Sept communes de la Creuse (Genouillac, Le
Grand-Bourg, Jarnages, Naillat, Saint Fiel, Saint-Agnant de Versillat et Soumans)
se sont portées caution pour la construction des maisons. Mais le promoteur de
"Villa family", basé dans la région bordelaise, qui est le
propriétaire de ces maisons, est depuis quelque temps aux abonnés absents.

Le remboursement des prêts pour ces maisons ne
parvient plus. Les communes se retrouvent avec des dettes très importantes,
comme à Genouillac où les banques réclament 105 000 euros.

Voir cette vidéo


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Genouillac désenchantée par les
Villas Family

"La Montagne",
28/07/2010

Depuis fin 2009, la Villa Family de Genouillac est
déserte et son gérant ne donne plus de nouvelles. La municipalité, qui s’est
portée caution pour certains emprunts, s’inquiète.

Deux Villa Family vides, et une inquiétude qui grandit
pour la municipalité de Genouillac. Pourtant il y a 6 ans, le concept séduit,
dans la petite commune comme ailleurs : « On est en milieu rural et
il y a un déficit terrible pour accueillir les anciens, une Villa Family
c’était un compromis très intéressant pour une municipalité », explique le
maire de Genouillac, Jean-Claude Arousseau.

Le concept est, en effet, plein de promesses et
rassurant : des structures privées, occupées par des familles d’accueil
agréées par le Conseil général, qui veillent sur les personnes âgées ou
handicapées qui y sont accueillies. Chaque résident dispose d’une chambre avec
une salle de bain privative, jouxtant une pièce commune. « Les personnes
accueillies à Genouillac ont été ravies, explique le maire, c’était quelque
chose qui fonctionnait parfaitement bien et pour les anciens, c’est un concept
magnifique qui leur permet de ne pas être déracinés ».

Le maire de l’époque, Maurice Teinturier avait mis à
disposition de Philippe Loubens, concepteur bordelais des Villas Family, des
terrains viabilisés en centre bourg. « En 2004, nous avons fait tous les
VRT, et nous sommes portés caution de l’emprunt contracté pour construire ces
deux maisons qui peuvent accueillir 6 résidents et 2 familles d’accueil »,
précise le maire.

Une caution solidaire à hauteur de 105.000 € et un
bail emphytéotique de 99 ans lient désormais la municipalité de Genouillac à ce
projet. À l’heure actuelle, il n’y a plus personne dans les deux Villas Family,
ni famille d’accueil, ni résident. Un des accueillants a démissionné, le second
n’a pas vu son agrément par le Conseil général reconduit, les résidents ont
donc été déplacés à la Villa Family de Saint-Fiel qui connaissait des
difficultés de remplissage. Et surtout, le prêt de 217.420 € qui arrive à
échéance en 2017, n’est pas remboursé et M. Loubens, reste presque
injoignable depuis 2 ans. « Il fait la sourde oreille, le dernier contact
que nous avons eu date de 2009 ».

« Depuis sa construction, la maison a fonctionné
cahin-caha, il y a eu une petite alerte financière en 2005, faute de paiement
de loyers, explique le maire de Genouillac, mais les gros soucis ont commencé
en 2009. C’est la banque qui nous a prévenus, nous alertant qu’elle ferait
jouer la clause de cautionnaire pour rembourser le prêt s’il n’y avait pas de
rentrée d’argent ».

Sans nouvelle concrète du gérant bordelais, et dans
l’urgence, la commune a pris en charge le dossier, s’improvisant par
obligation, percepteur auprès des locataires pour alimenter le compte de
remboursement du prêt.

« Juridiquement, il y a un emprunt, nous sommes
solidaires avec lui auprès de la banque, à la première traite impayée, on nous
réclamera l’argent, s’inquiète Arrousseau. Et je n’ai pas 105.000 € dans le
tiroir de la mairie, on va être obligé de réunir le conseil municipal pour
qu’il m’autorise à faire un emprunt pour pouvoir payer la banque, mais à
l’arrivée il sera propriétaire du bâtiment, sa dette sera éteinte, mais nous,
nous n’aurons rien ».

Entre appels sans suite à Philippe Loubens, réflexions
sur les solutions possibles et recours en justice, les traites peinent à être
payées.

« Le fond du problème, c’est que M. Loubens
ne remplace pas ces accueillants, donc il ne peut plus y avoir de résidents, et
le prêt ne se rembourse pas. Demain, j’ai 10 personnes qui peuvent intégrer ces
maisons si on s’occupe d’eux ! Mais là, il nous laisse complètement
tomber ».

Et il semblerait que ce soit une habitude du promoteur
qui essaime plaintes et mécontentements dans toute la France.

 

suite :http://www.famidac.fr/article3034.html